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[Nature] La Spirale Aromatique ou Spirale à Insectes

C’est en visitant le site Urbanbees [LinkLink] du parc de la Tête d’Or à Lyon que j’ai découvert pour la première fois cette construction de jardin qu’est la spirale aromatique. Là bas elle est nommée Spirale à Insectes [Link], ce qui semble aussi plus coller à son lieu d’installation, mais c’est sous l’appellation de spirale aromatique que je l’ai d’abord retrouvée en ligne, ainsi que des plans pour la construire soi-même. Il semble y avoir deux modèles, où le principe pour la pousse des plantes est le même, mais où nous pouvons avoir des différences dans l’organisation des pierres, leur espacement et le choix des essences à planter. Dans un cas nous favorisons surtout les plantes et dans l’autre l’installation des insectes.

Photographie de la spirale à insectes du parc de la tête d'or sur l'installation Urbanbees

Il s’agit donc d’une spirale de pierres sèches qui va permettre de réchauffer et d’assécher une terre légère et ainsi favoriser la culture de plantes aromatiques méditerranéennes et nectarifères. Nous pouvons y observer une différence de températures et d’hygrométrie entre le pied et le sommet de la construction. D’après certaines sources, cette structure aurait été inventée par les britanniques chez qui le climat ne permettait pas la culture de certaines plantes aromatiques. Dans l’exemple ci-dessus qui est au parc de la Tête d’Or on a privilégié l’installation des insectes et surtout des abeilles sauvages. Et oui il s’agit du site de Urbanbees. Donc ils cherchaient à avoir des plantes nectarifères. En haut, avec la terre plus sèche, on installe lavande, hysope, sarriette, thym, romarin, puis rue, giroflée des murailles, fenouil, valériane rouge, sédums …
Plus bas on plantera pimprenelle, pyrèthre, bourrache, le long de la pente. Et enfin au pied de la structure, là où la terre est plus fraîche et riche, nous planterons aneth, origan, basilic, ciboulette, menthe ou mélisse… Si vous êtes plus dans l’optique d’attirer de la vie dans votre jardin comme avec un hôtel à insectes [Link] alors vous pouvez ménager des habitats, trous entre les pierres afin de permettre aux coccinelles, araignées, hérissons, lézards de s’installer. Nous pouvons voir un rondin dans la photo ci-dessus, qui est percé de trous, pour attirer des insectes.

Je pourrais essayer de faire un cours ou tout expliquer mais j’étais plus dans l’optique de faire découvrir cette structure à plus de monde. J’avais bien aimé son principe en la voyant au parc. Le site « onpeutlefaire.com » propose une très belle fiche technique, sur la construction d’une spirale aromatique [Link]. Voici un bel exemple de réalisation par une famille sur le lien suivant [Link], avec détails et photos tout au long de la construction, jusqu’au résultat final. J’ai aussi trouvé une archive du Web intéressante issue du site Ponema.org [Link]. Pour la spirale à insectes, la page illustrant la réalisation du domaine des Silex par la Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort (Belgique) est assez détaillée, avec aussi un suivi des installations d’insectes dans le temps [Link]. Enfin Raffa donne un bon résumé des deux sources citées ci-dessus sur son Blog [Link] et de son expérience. Voila, j’espère que cela vous donnera envie de creuser plus le sujet voire de passer aux actes dans votre jardin. Pour ma part je vais rester curieux et attendre avec impatience le jour où j’en aurais un 😉

[Nature] Urbanbees : une implantation sur les pentes de la Croix-Rousse

Alors que mon article sur le projet Urbanbees , écrit voici quelques temps, vient d’être publié cette semaine [Link], c’est en me déplaçant par hasard sur les pentes de la Croix-Rousse que je suis tombé sur une autre implantation de ce programme. Loin de nous ici l’environnement très « vert » d’un parc arboré. Nous sommes sur un terrain vague, une jachère en pleine ville. Situé au croisement de la rue du Bon-Pasteur et de la Montée du Lieutenant Allouche il est protégé par une clôture.

Montage de plusieurs photos sur l'installation Urbanbees sur les pentes de la Croix-Rousse (69001)

Cette dernière permet ainsi d’afficher deux panneaux d’informations, mais aussi une boite pour prospectus comme vous pouvez le voir en photo. Bon je n’ai pas eu la chance de trouver des plaquettes dans la boite, mais je trouvais cet ajout intéressant. Nous pouvons donc voir plusieurs hôtels (cf. articles précédents) et aussi une spirale à insectes (ou aromatique) (article à venir semaine prochaine 😉 ). Une jolie installation donc pour aider à la biodiversité et au nichage des insectes pollinisateurs dans nos villes. Voila, j’étais heureux de croiser une seconde installation, en pleine ville, et je tenais à le partager. N’hésitez pas à communiquer si vous avez connaissance d’autres installations ou d’autres projets similaires.

[Nature] Projet Urbanbees

C’est en me promenant au parc de la tête d’or avec ma chère mère l’hiver dernier, que nous sommes tombés devant une drôle d’installation. Cela ressemblait à un hôtel à insectes [Link] mais en plus grand et imposant. De plus il semblait y avoir de nombreux panneaux didactiques tout autour.

Photographie globale du site Urbanbees au parc de la Tête d'Or de Lyon

En s’approchant j’ai découvert qu’ici nous ciblions que quelques variétés d’insectes en priorité à savoir les abeilles sauvages. Il s’agit d’une installation pour le projet Urbanbees [Link]. Leur site est très bien fait et complet. Il s’agit d’un programme en partenariat avec le programme Life (instrument financier de l’Europe pour l’environnement) qui va étudier les moyens pour maintenir et augmenter la diversité et l’abondance des abeilles sauvages et autres insectes pollinisateurs en milieu urbain ou péri-urbain. Ils vont publier leurs résultats en temps réel sous la forme d’un guide de bonnes pratiques à destination des villes mais aussi des particuliers. Le programme s’accompagnera de conférences et communications pour tous les acteurs concernés du particulier, au jardinier de ville, aux élus … Placés sur tout le Grand Lyon ces sites permettront d’accroître nos connaissances et de nous aider à mieux protéger la biodiversité. Pour un détail plus important des objectifs c’est ici et pour une carte détaillée (et dynamique) des sites d’études c’est ici.

Comme nous pouvons le voir le site se compose de plusieurs environnements d’accueils qui vont de l’hôtel à abeilles, très proche de l’hôtel à insectes, aux carrés de terre pour certaines espèces, à un parterre de plantes mellifères organisé en spirale (article à venir la semaine prochaine sur cette spirale à insectes ou aromatique).

Photographies des hôtels à abeilles et emplacement de nidification au sol.

Une première version de leur guide de bonnes pratiques est déjà en téléchargement sur leur site.

Couverture du guide des bonnes pratiques sur la biodiversité

Comme nous pouvons le voir sur la première photo, il y a de nombreux panneaux didactiques pour expliquer le projet, les espèces, les pourquoi et les comment. Vous retrouverez l’intégralité des textes et informations sur le site officiel. Je tenais à saluer ce programme car je l’ai trouvé vraiment intéressant pour notre avenir. Et bien que sensibilisé à l’environnement de par ma formation initiale, j’ai été encore plus sensibilisé à ces aspects. Une dernière remarque sur cette installation, c’est que depuis le printemps et surtout cet été, nous pouvons y admirer une grosse parcelle de plantes mellifères. Je n’ai pas eu le temps de la prendre en photo mais je la vois depuis le bus le matin en allant travailler. De quoi apporter de la nourriture à tous ces invités donc.

Si vous aussi vous voulez participer et que vous avez un jardin vous pouvez construire des abris grâce aux différents guides proposés [Link]. Vous y trouverez notamment quatre modèles de logements, de l’hôtel, au moyen et petit accueil. De quoi contenter aussi bien les parcs, collectivités que les particuliers 😉 Attention toutefois si vous vous lancez dans un hébergement à penser à avoir des plantes mellifères dans votre jardin ou à proximité. En effet la plupart des abeilles sauvages ne se nourrissent que dans un rayon de 800 m et la plupart du temps les plantes disponibles à proximité ou dans les villes ne leurs conviennent pas [SourceSource 2]. Il est possible de trouver assez facilement des listes des plantes mellifères comme sur Wikipedia, gerbeaud.com ou encore sur Ekopedia pour ne citer que ceux là. D’autres régions ont d’ailleurs mis en place des programmes afin d’aider les abeilles et autres insectes pollinisateurs comme la Dordogne et ses jachères mellifères, par exemple, en 2008 [Source].

En creusant encore on se demande comment endiguer ce phénomène qui nous touche et dont nous devrions payer le prix tôt ou tard. Le site Abeilles Sentinelle [Link] nous en dresse une petite liste déjà [Source] :

  • engrais et substances phytosanitaires
  • maladies contagieuses et parasites
  • Le varroa (accarien) [Source complémentaire]
  • frelon asiatique

C’est en partie avec les initiatives citées ci-dessus et en les relayant auprès du plus grand nombre comme avec cet article du quotidien 20 minutes [Link]. Avec les modifications de nos usages dans l’utilisation de pesticides et autres produits chimiques, que ce soit à notre niveau de particuliers comme à celui de nos élus. Un exemple frappant avec l’interdiction du Cruiser en France [Sources 12]. Nous pouvons aussi citer ces projets qui fleurissent pour mesurer la pollution et l’impact de nos pratiques sur l’environnement par la mise en place de ruches témoins, en général communicantes, en milieu urbain comme sur les toits des immeubles ou des monuments. Cela a été réalisé à Lille depuis 2007 mais aussi à Grenoble avec le projet Bee-Secured [Source 1Source 2]. Le site Abeilles Sentinelle vous propose d’adhérer à une charte des bonnes pratiques (pétition) [Link]. Voila pour ma part. je vais continuer de m’informer et d’en apprendre encore plus sur tous ces sujets. Et j’espère bien pouvoir participer plus dans un avenir prochain en réalisant des ouvrages pour travailler dans la bonne voie. Bonne lecture et découverte en tout cas pour ceux qui auront tout lu 😉

[Street Art] De nouvelles images et surtout une grosse participation de Alan Clec’h sur la friche RVI

J’avais déjà fait un premier article [Link] sur le Street Art et mon album Picasa [Link] et je profite de nombreux ajouts pour en reparler aujourd’hui. En effet j’ai continué au fil des mois à ajouter des photos. Bon je n’ai pas pu tout mettre car bien souvent étant en voiture, je ne puis m’arrêter pour tout prendre en photo. Mais j’essaye, petit à petit, et surtout j’essaye de placer sur une carte de Lyon toutes les œuvres.


Afficher Street Art sur une carte plus grande

Carte d’origine sur PicasaCarte Google Map

Je n’ai pas encore trouvé comment transformer la carte intégrée à Picasa vers une carte Google Maps, mais j’ai pu exporter les informations. Seul souci, je devrais en partie écraser la carte Google Map lors des MAJ. Si vous connaissez des solutions ou tutoriels pour mieux faire, n’hésitez pas 🙂 Comme vous pouvez le voir cela commence à s’étoffer. Bon certaines œuvres ne sont plus visibles de par leur côté éphémère mais j’aime avoir pu être témoin de leur passage ici bas. N’hésitez pas à parcourir l’album et à partager si vous aussi vous en voyez des sympas. J’ai déjà un ou deux collègues qui m’en font passer quand ils passent devant et c’est toujours agréable 🙂

 

 

Aujourd’hui est aussi un grand jour car une part de l’histoire artistique côté art urbain de Lyon est en ligne avec l’album issu de la Friche RVI. Pour rappel cette ancienne friche industrielle a accueilli pendant plusieurs années de nombreux artistes [Collectifs Friche RVI] et a donc hébergé de très nombreuses œuvres. Fermée voici quelques années, cela avait d’ailleurs fait pas mal de bruit sur Lyon. A la fin de cet été 2012 il n’en restera rien, la friche ayant été re-conditionnée pour offrir de plus vastes locaux à la SEPR. Je remercie donc Alan Clec’h d’avoir partagé avec moi une partie de son travail. Il avait eu la possibilité de parcourir la Friche l’été passé et donc d’immortaliser certaines œuvres encore présentes. Aujourd’hui nous les partageons avec vous à travers ce second album sur le Street Art. N’hésitez pas aussi à visiter son site http://www.alan-clech.eu pour découvrir ses autres travaux. Cela mérite vraiment le détour. © Copyright Alan Clec’h pour toutes les images / photos de cet album, bien sur.

 

 

J’espère avoir le plaisir de parcourir aussi Berlin en sa compagnie, afin de découvrir le Street Art par là bas. Comme il y a déjà passé pas mal de temps, il pourra me faire gagner du temps, et m’aider à découvrir les œuvres hébergées dans cette capitale Européenne de l’Art Urbain. Et bon si j’arrive à y aller, je pourrais ainsi étoffer cette collection et ce partage. Bonne visite virtuelle en attendant 🙂

Street Art / Art Urbain

Voici quelques années que je m’intéresse au Street Art. Oh je ne suis pas forcément assidu ou à fond sur ce mouvement mais j’aime bien. Il s’agit d’un mouvement artistique contemporain regroupant toutes les formes d’art réalisé dans la rue, ou dans des endroits publics. Cela comprends divers techniques telles que le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers et installations.  C’est un art le plus souvent éphémère qui nous permet de redécouvrir la ville, ou tout simplement de la découvrir d’une façon différente. Cela exacerbe nos sens afin de voir ces œuvres. Cela nous oblige au delà de la contemplation d’une œuvre, à faire attention aux signes car on ne les remarques pas toujours.

Je m’y étais intéressé passé un temps suite à une longue discussion sur les graffitis et leurs différents styles. A l’époque nous parlions de tags, troops, graffes. De ce que j’en avais compris à l’époque, le stags étaient de simples signatures, les troops étaient des signatures stylisées avec des lettrines plus complexes et les graffes étaient des œuvres complètes, des tableaux. Je n’ai pas retrouvé ces définitions en lignes mais Wikipedia nous en donne d’autres avec un tour d’horizon assez vaste [link]. J’avais donc pris l’habitude de regarder tout cela, cherchant les nouvelles œuvres, ce qui sortait un peu de l’ordinaire, celles qui me parlaient. Ces dernières années mon père [Link] est allé pas mal sur Berlin. J’ai donc pu voir des photos de friches industrielles avec de nombreuses œuvres. Je me suis donc intéressé de nouveau à ce mouvement. Cette fois ci je ne me suis pas limité aux graffes et j’ai aussi découvert les collages et même des installations ici sur Lyon où je réside actuellement. Bon je n’ai pas pu visiter la friche RVI qui est remplie d’œuvres qui vont bientôt disparaître mais Alan y est allé lui.

Depuis deux ans, nous avons vu fleurir sur Lyon des sortes d’oiseaux. Je les ais surtout vu tout le long du périphérique sur des panneaux. J’avais dans l’idée de trouver quelqu’un avec un appareil photo reflex afin d’en faire le tour et de tous les avoir en images. Pour le moment je n’ai pas encore réalisé cette idée mais je me suis mis à prendre de plus en plus en photo certaines œuvres que je croisais. Bon d’accord 90 % des photos sont prises avec mon téléphone, un vieil iPhone 3G et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Quelques unes sont prises avec mon petit compact et c’est déjà un peu mieux, je ne l’ai malheureusement pas toujours sur moi. En revanche j’ai eu dans l’idée de les mettre en ligne dans un album public afin de les partager avec le monde et de les localiser sur Google Map afin que les gens puissent les trouver et les admirer. Bon d’accord le côté éphémère de cet art vient souvent perturber le simple fait d’aller retrouver ces œuvres mais pas toujours 😉 je n’innove pas dans cette idée ayant découvert depuis peu le site Paris Street Art [Link] qui permet de géolocaliser les œuvres dans la capitale française. J’avais aussi envoyé certaines photos sur Twitter avec le hashtag #streetart mais le côté éphémère de la plateforme de micro blogging ne me plaisait pas pour diffuser ces infos. En effet il y a trop de publications pour vraiment voir passer ces informations et provoquer des échanges dessus.

Pour en revenir à ces curieux oiseaux observés sur Lyon, j’ai pu depuis découvrir qu’il s’agissait de canards créés par l’artiste Knar [Link] du collectif Bleus et Originaux [Link]. J’ai pu depuis trouver de nombreuses œuvres plus accessibles sur le mobilier urbain afin d’avoir quelques photos. Il s’agit de collages pour la plupart mais on trouves quelques graffes aussi dans le lot, surtout sur les murs en bétons. J’ai donc décidé de partager toutes mes découvertes en espérant trouver un écho et avoir d’autres photos localisées en retour ou des échanges sur ce thème.
Dans les autres œuvres que j’aimerais pouvoir observer je peux déjà citer les graffitis écolo avec l’usage de la mousse par exemple. J’avais découvert cela avec un article du site Fubiz [Link] sur l’artiste Anna Garfoth [Link]. Il semblerait que ce mouvement aussi se développe avec plusieurs artistes maintenant comme Edina Tokodi [LinkLink] par exemple ou Gaby comme j’ai pu le découvrir sur des articles en ligne [Link – Link].

Liens divers :
Mon album Street Art sur Google Photos (Oui je sais qu’il est normalement consultable ci-dessus 😉 )

– Street Art / Art Urbain sur Wikipedia

Le GRAFFITI.com / Définition Street Art sur GRAFFITI.com

– Documentaire « Street Art La Rébellion Ephémère » [Lien pour un résumé et pour visionner en streaming]