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Maintenir ses machines linux à l’heure avec ntp (exemple sur une Mandriva)

Quand il s’agit de conserver nos machines Linux (ou même Windows) à l’heure, il y a toujours plusieurs solutions. La première est de le faire manuellement avec date ou ntpdate par exemple.

date MMJJhhmmAAAA

MM = mois sur deux chiffres (01 à 12)
JJ = jour du mois sur deux chiffres (01 à 31)
hh = heures sur deux chiffres (00 à 24)
mm = minutes sur deux chiffres (00 à 59)
AAAA = année sur quatre chiffres

exemple : date 032112352010

Cette première solution est plutôt longue et fastidieuse, de plus elle favorise les risques d’erreur par une saisie manuelle. On peut ensuite demande à se synchronise avec un serveur de temps. Pour cela il faudra installer ntp-client ( urpmi ntp-client )

[root@srv-test ~]# ntpdate fr.pool.ntp.org
21 Mar 16:55:50 ntpdate[3392]: step time server 193.55.167.1 offset -6335.455525 sec
[root@srv-test ~]#

La commande ntpdate permet de synchroniser une machine avec un serveur de temps sur Internet. C’est déjà un plus mais cela reste toujours manuel. Il est possible de l’automatiser en rajoutant une tâche planifiée dans la crontab, afin que cela tourne une fois par jour par exemple.

0 1 * * * ntpdate fr.pool.ntp.org >> /root/ntpd.sh.log

Un complément d’information car voici deux fois que j’utilise une URL sans l’avoir expliquée. Il existe un projet en ligne pour un ensemble de serveurs de temps qui se nomme NTP POOL PROJECT. On peut y trouver des listes de serveurs de temps en ligne pour se synchroniser pour l’ensemble des pays, et donc pour la France aussi : pool zone France.

Nous venons de voir comment réaliser une synchronisation simple, déclenchée à un instant « t », mais il peut-être intéressant d’avoir une synchronisation permanente avec la présence d’un serveur de temps sur notre machine ou dans notre réseau privé. Pour cela il nous faut installer ntp ( urpmi ntp ) et ensuite modifier le fichier de configuration :

vi /etc/ntp.conf

On doit y trouver ceci les lignes suivantes :

server 0.fr.pool.ntp.org
server 1.fr.pool.ntp.org
server 2.fr.pool.ntp.org

Nous allons les remplacer par les lignes suivantes :

server fr.pool.ntp.org prefer
server 0.fr.pool.ntp.org
server 1.fr.pool.ntp.org
server 2.fr.pool.ntp.org
server 3.fr.pool.ntp.org

Le paramètre « prefer » ici utilisé permet de définir le serveur par défaut, celui qui faudra utiliser en premier. Une fois ce paramètre enregistré il nous suffit de démarrer le service ntp.

service ntpd start

Il est possible qu’il ne se relance pas en cas de redémarrage machine, pour cela vérifier la liste des services qui sont planifiés au démarrage.

chkconfig –list

Pour passer ntpd en démarrage automatique, utilisez la commande suivante :

chkconfig –level 2345 ntpd on

Maintenant que notre service tourne, nous pouvons le vérifier avec la commande ntpq -p :

[root@srv-test ~]# ntpq -p
remote           refid      st t when poll reach   delay   offset  jitter
==============================================================================
LOCAL(0)        .LOCL.          10 l    –   64    0    0.000    0.000   0.001
ks35603.kimsufi .INIT.          16 u    –   64    0    0.000    0.000   0.001
ns1.azuria.net  .INIT.          16 u    –   64    0    0.000    0.000   0.001
digi00161.digic .INIT.          16 u    –   64    0    0.000    0.000   0.001
81.19.16.225    .INIT.          16 u    –   64    0    0.000    0.000   0.001
ns.e-madeinfran 192.93.2.20      2 u    3   64    1   42.936  -176568   0.001
[root@srv-test ~]#

Il est possible, comme dans l’exemple ci-dessus, d’avoir des INIT dans la deuxième colonne. Il suffit d’attendre un peu pour les voir disparaitre. Au fil du temps qui va passer, les valeurs de la colonne « reach » vont augmenter. La connexion est considérée comme stable quand vous aurez d’affiché 377.

[root@srv-test ~]# ntpq -p
remote           refid      st t when poll reach   delay   offset  jitter
==============================================================================
LOCAL(0)        .LOCL.          10 l   37   64  377    0.000    0.000   0.001
*ntp.univ-poitie 195.34.89.227    3 u  284 1024  377   47.650   -1.037   1.482
+ntp.univ-angers 195.220.94.163   2 u  196 1024  377   50.958    4.429   1.011
+sd-16014.dedibo 213.162.48.10    3 u  130 1024  377   40.630    6.772   2.567
+diane.ensma.fr  192.93.2.20      2 u  198 1024  377   52.104    2.234   1.397
+ddb3.europeacon 193.204.114.232  2 u  164 1024  377   36.599    4.849  41.804
[root@srv-test ~]#

La synchronisation n’est pas immédiate et peut prendre quelques minutes. Le serveur précédé d’une astérisque (*) est celui utilisé, ceux précédés d’un plus (+) sont les potentiels, ceux précédés d’un moins (-) seront retirés et ceux précédés d’un espace sont soit inaccessible, soit trop éloignés. Et voila votre machine ou serveur est maintenant synchronisé avec un serveur de temps et il devrait le rester tant que le service tournera. Il peut-être envisagé de se servir d’une machine synchronisée pour servir de serveur de temps au sein du réseau directement par la suite. Une configuration plus poussée peut-être envisagée dans ce cadre (je verrais si je rédige un nouvel article ultérieurement, mais en attendant vous pouvez consulter l’un des deux liens ci-dessous qui donne des procédures légèrement différentes, dont une sur nicolargo qui prend en compte plus de paramètres.

Installation d’un serveur NTP sous Ubuntu sur blog.nicolargo.com
Mettre vos serveurs à la bonne heure avec NTP sur system-Linux.eu

PMSIpilot sur Toolinux !!!

La société pour laquelle je travaille depuis plus de deux ans et demi vient d’être le sujet d’un article sur Toolinux suite à une grosse opération de migration des serveurs présents chez nos clients. En effet nos logiciels sont installés sur des serveurs Mandrake / Mandriva et jusqu’à cet hiver nous avions des versions 10.0 official, 10.0 community, 10.1 community, 10.2, 2007.0 et 2007.1. Je ne vous racontes pas les casse-têtes quand nous devions mettre à jour des paquetages, faire des scripts SQL ou autres compatibles avec l’ensemble de ces versions. Grâce au concours de la société Mandriva nous avons réalisé un CD de migration de ces serveurs vers la Mandriva 2009.0. La migration se réalisait donc avec un CD-ROM et une clef USB les étapes étant : démarrage sur le CD, vérification de sa somme MD5, sauvegarde des BDD (bases de données) et des sites (logiciels), copie sur la clef USB, vérification de leur somme MD5, formatage des disques durs, partitionnement, installation du nouvel OS, configuration spécifique de ce dernier, installation et configuration des logiciels PMSIpilot, Migration des données depuis la sauvegarde sur clef USB vers les nouvelles bases de données. Oui je conviens que ce CD-ROM est un joli jouet et je suis bien heureux d’avoir participé à sa conception. On l’a d’ailleurs dérivé en une version de simple installation sans migration pour installer des serveurs distant, ou des machines virtuelles plus facilement, sans avoir à fournir des procédures longues et compliquées. Enfin bref si vous voulez lire cet article sur Toolinux je vous invite à suivre le lien ci-dessous.

http://www.toolinux.com/lininfo/toolinux-information/communique/article/pmsipilot-confie-une-partie-de-son

J’ajouterais que c’est avec le concours de Sam (Stormi) dont j’ai déjà cité plusieurs fois le nom que nous avons réalisé ce CD-ROM. Et oui nous sommes assez fiers du résultat. Bon maintenant la campagne de migration est terminée et je vous avouerais que les derniers mois ont été intenses. Peut-être ajouterais des détails à l’occasion sur la possibilité de créer un tel CD, sachant que nous nous sommes limités à des serveurs sans interfaces graphiques. J’aimerai bien pouvoir approfondir avec la création de CD-ROM pour l’installation automatique de stations de travail mais cela sera pour une prochaine fois.

Bon et si certains veulent en savoir plus sur mon entreprise je vous invites à visiter le site de PMSIpilot pour plus d’informations sur l’entreprise. En quelques mots nous éditons des logiciels type web pour le milieu médical et notamment les hôpitaux publics. Il s’agit de logiciels de gestion etd ‘analyse de l’activité médicale et de sa valorisation dans le cadre de la T2A. Et si vous voulez plus d’informations sur ces points je vous inviterais à visiter les deux sites ci-dessous.

Site de l’ATIH

Site du DIM